Un peu d’histoire…

Yoga & Méditation à Saint-Étienne

Le Yoga et moi

« Yoga & Méditation à Saint-Étienne s’inscrivent dans une histoire qui, pour moi, commence bien avant le yoga. »

Né à Saint-Étienne, j’ai découvert très jeune la danse, avant de poursuivre ma formation dans le sud de la France. La danse m’a ensuite emmené loin de ma ville natale : les Caraïbes, la scène, les cabarets, puis une vie artistique faite de voyages, de rencontres et d’expériences parfois très intenses.

Londres est devenue ma maison au milieu des années 1990. J’y ai découvert une liberté que je cherchais depuis longtemps, mais aussi cette énergie des grandes villes où la musique, l’art, les cultures et les vies se rencontrent. New York restait alors un rêve d’adolescent, nourri depuis mes premières années de danse.

En 1999, ce rêve est devenu réalité.

C’est à New York que le yoga est entré dans ma vie, presque par hasard. En me promenant avec une amie, je suis passé devant Jivamukti Yoga, alors l’un des studios emblématiques de la ville, fréquenté par de nombreuses personnalités du monde artistique et culturel new-yorkais.

La curiosité m’a poussé à entrer.

Mon premier cours fut tout sauf tranquille. Une pratique intense, de la musique, des mantras, une énergie que je ne connaissais pas. Lorsque la séance s’est terminée, je me suis mis à pleurer. Longtemps.

À cette époque, ma vie était très hédoniste, portée par la nuit, la musique et les excès. Pourtant, ce jour-là, quelque chose s’est ouvert.

Des rencontres, des eveils, un chemin

J’ai continué à pratiquer chez Jivamukti, notamment avec David Life, qui a profondément influencé ma manière de comprendre le yoga. Une de ses idées ne m’a jamais quitté : quoi qu’il arrive dans la vie, revenir à sa pratique. Même après une semaine, un mois ou beaucoup plus longtemps.

Revenir.

Et c’est exactement ce que le yoga est devenu pour moi : un lieu auquel revenir.

Les années suivantes ont été faites de Londres, de voyages, de travail, de changements et aussi de périodes de santé très difficiles. Pourtant, quelque part en arrière-plan, il y avait toujours le tapis. Parfois quotidiennement, parfois beaucoup moins. La méditation a progressivement trouvé sa place à côté des asanas, jusqu’à devenir elle aussi une part essentielle de ma pratique.

À Londres, j’ai retrouvé Jivamukti et rencontré Stuart Gilchrist, qui allait devenir l’une des influences majeures de mon parcours. Son enseignement était puissant, contemporain, exigeant et profondément vivant. Il m’a montré qu’une pratique physique intense pouvait rester profondément ancrée dans la philosophie et la dimension spirituelle du yoga.

C’est également à Jivamukti Londres que j’ai rencontré Durga Devi, professeure Jivamukti de longue date, qui est devenue une amie proche et une autre influence importante de ma pratique. Son enseignement et notre amitié ont accompagné une partie essentielle de mon chemin, et nous sommes toujours en contact aujourd’hui.

En 2012, avant ma formation de professeur, j’ai participé à une première retraite Vipassana silencieuse de onze jours dans la campagne anglaise. L’expérience fut exigeante : plusieurs heures de méditation chaque jour, dans le silence, avec très peu d’échappatoires face à soi-même.

Peu après, j’ai suivi ma première formation de professeur de yoga avec Stuart Gilchrist et son équipe.

Mais c’est lors d’une deuxième retraite silencieuse de onze jours, environ un an plus tard, que quelque chose a véritablement changé dans ma relation à la méditation. Avec plus de huit heures de pratique quotidienne, j’ai cessé d’essayer simplement de « faire » de la méditation. Pour la première fois, j’ai eu le sentiment d’en comprendre profondément le principe : observer, rester présent, laisser passer, et découvrir cet espace intérieur qui existe derrière le mouvement constant du mental.

La méditation n’était alors plus seulement un complément au yoga. Elle devenait une pratique à part entière et un véritable chemin intérieur.

Apprendre a recommencer

Je pensais pourtant, après ma formation, que l’enseignement serait la suite naturelle de mon parcours.

Cela ne s’est pas passé ainsi.

Certaines expériences difficiles dans le milieu du yoga, puis de sérieux problèmes de santé, m’ont éloigné de ce projet pendant plusieurs années. Mon corps aussi a changé. Celui qui pouvait autrefois rechercher les postures les plus avancées a dû apprendre les blessures, les opérations, les limitations et l’adaptation.

Avec le recul, cette période m’a probablement appris autant sur le yoga que toutes les postures que j’avais réussi à accomplir auparavant.

J’ai dû recommencer autrement.

Utiliser des blocs. Des bolsters. Modifier une posture. Accepter qu’un mouvement soit impossible aujourd’hui alors qu’il était simple hier. Écouter plutôt que forcer. Comprendre que la pratique ne consiste pas nécessairement à conquérir son corps, mais parfois simplement à entrer en dialogue avec lui.

Parallèlement à la pratique physique, j’ai continué à étudier. Les enseignements de B.K.S. Iyengar , le travail de Mark Stephens, la philosophie du yoga, la Bhagavad-Gītā, le Dhammapada et d’autres textes qui accompagnent la tradition ont nourri ma compréhension au fil des années.

Plus récemment, certaines approches contemporaines, notamment celles de Dr Joe Dispenza, ont également nourri mon intérêt pour la conscience, l’intention, les affirmations positives et la transformation intérieure.

Aujourd’hui, j’aime me définir comme un éternel débutant avec de nombreuses années de pratique.

Mon corps n’est plus celui du danseur que j’étais. Et finalement, je crois que c’est une chance pour l’enseignant que je deviens.

Je connais la souplesse, mais je connais aussi la raideur.
Je connais la force, mais aussi la blessure.
Je connais les périodes où l’on pratique chaque jour et celles où l’on n’arrive même plus à dérouler son tapis.

Et je sais surtout qu’il est toujours possible de recommencer.

Une pratique en constante evolution

Aujourd’hui, revenir à Saint-Étienne, ma ville natale, pour commencer enfin à enseigner le yoga donne un sens particulier à tout ce parcours.

Ce projet que je n’avais pas osé réaliser en 2012 revient à moi au moment où ma propre pratique est devenue moins préoccupée par la performance et beaucoup plus tournée vers la présence, l’écoute et la compréhension de soi.

Ce que je souhaite transmettre est un yoga vivant, contemporain et profondément humain. Un yoga spirituel sans être inaccessible, exigeant lorsque cela a du sens et adaptable lorsque le corps le demande.

Un espace dans lequel on peut respirer, bouger, méditer, parfois transpirer, parfois simplement s’arrêter.

Et surtout un yoga dans lequel personne n’a besoin d’être souple, jeune, expérimenté ou « fait pour le yoga » avant de commencer.

Parce qu’après toutes ces années, c’est peut-être cela que la pratique m’a appris :

Nous pouvons nous éloigner de nous-mêmes mille fois.

L’essentiel est de continuer à retrouver le chemin du retour vers son âme.